• La ville
  • Tourisme
  • Vie économique
  • Associations
  • Culture et loisirs
  • Bonneval pratique
  • Echangeons
  • Calendrier
  • L'art présent dans la cité
  • Henry Ey
  • Les Armes
  • Un peu d'histoire

  • News
  • Contact
  • Plan du site

Recherche




Culture et loisirs - Un peu d'histoire

I - UNE VILLE FORTIFIEE

BONNEVAL, ville créée au Moyen Age, se situe dans la région Centre, plus précisément dans le département de l'Eure-et-Loir.
La charte de 1131 laisse supposer que dès cette époque la ville était fortifiée c'est-à-dire qu'elle possédait une enceinte pour se défendre. Celle-ci, bordée de fossés alimentés en eau par le Loir, comportait plus tard, des tours rondes et étaient percées de 7 portes :



- porte Saint-Sauveur,
- porte Blanche,
- porte Coustière,
- porte de Boisville,
- porte Saint-Jacques,
- porte de la Grève,
- porte Hérisson.





Au-dessus de certaines portes, dans une salle de garde se trouvait un homme chargé d'une mission précise : ouvrir la porte le matin et la fermer le soir, percevoir les droits d'octroi (droit perçu sur les marchandises alimentaires = droit d'entrée) et prévenir la ville en cas de danger.

 

Au XIIIème siècle, l'enceinte de la ville englobait le Fort Notre-Dame et le Fort Saint-Michel. L'accroissement de la population et la vulnérabilité de l'enceinte firent sentir le besoin de l'étendre. Suite au siége des Anglais, la ville fortifiée fut scindée en deux au début du XVème siècle par une tranchée l'actuel fossé du Mail), la tour du Mail et la porte de la tranchée. Au XVIème siècle, on l'appelait porte Saint-Michel, aujourd'hui dénommée porte Saint-Roch.
Le fossé coupa donc la ville en deux :
- Le quartier Saint-Michel était consacré à l'artisanat puisqu'il comprenait des foulons, des orfèvres, des tanneurs
- Le quartier Notre-Dame était habité par une classe sociale aisée. On y trouvait entre autres des commerçants et des notables. Actuellement en visitant la ville, on ne découvre des maisons anciennes que dans le quartier Notre-Dame.
Les habitants du Fort Notre-Dame avaient obtenu la permission du roi de France Charles V de se séparer de l'autre fort afin d'assurer leur protection. Le quartier Saint-Michel fut donc sacrifié au profit de celui du centre ville.
De tout temps, la ville ne posséda pas de château. Mais, sur la place de la Grève, fut érigée une salle comtale. Celle-ci fut une concession des moines envers le Comté de Chartres.

 

II - OBSERVATION DE L'ENCEINTE : SES DIFFERENTS ELEMENTS

1) le moyen d'accès à la ville

Comme nous l'avons dit précédemment, l'enceinte comprenait 8 portes (avec la Porte Saint-Roch).
Certaines de ses portes possédaient devant elles un pont dormant c'est-à-dire la partie fixe de l'ouvrage soutenue par des arches en pierre et un pont levant appelé aussi pont levis qui était la partie mobile. Pour entrer dans la ville, on empruntait les ponts levants que le garde abaissait avec un système de chaînes jusqu'au niveau du fossé. La porte Boisville et son pont illustre bien ce moyen de pénétrer dans la ville.
Actuellement, les seuls vestiges restant de la fortification sont la porte Boisville et la porte Saint-Roch, la Tour du Roi et d'autres parties de tours accolées aux murs de la ville.

LA PORTE BOISVILLE : vestige de la deuxième enceinte (Xlllème siècle).
Son portail qui comporte un arc brisé(1) s'ouvre dans un épais massif quadrangulaire où se trouvait la manœuvre de la herse. On voit d'ailleurs encore la rainure (la fente) pratiquée à cet effet dans l'épaisseur des murailles du passage. On peut observer aussi des meurtrières latérales. Cette porte est précédée d'un pont de cinq arches en pierre.
(1) Arc Brisé

LA PORTE SAINT-ROCH : vestige de la troisième enceinte (XVIème siècle).
(2) Arc en plein cintre



Son portail qui possède un arc en plein cintre(2) s'ouvre entre deux tours rondes dont les toits n'existent plus. Il est surmonté d'un massif de maçonnerie (petit mur au-dessus du portail) que couronnait sans doute une galerie de mâchicoulis (créneaux verticaux au sommet d'une muraille de fortification permettant de projeter des pierres ou de l'huile bouillante sur l'attaquant) reliée aux deux tours. Celles-ci sont percées de meurtrières. Cette porte est précédée également d'un pont.
 

LA TOUR DU ROI :

Elle a une hauteur de 22 mètres. Elle comportait à l'intérieur un cachot et au dessus un rez de chaussée et deux étages, dont le dernier était éclairé par des fenêtres avec un arc en plein cintre (arrondi) aujourd'hui murées. Mais on peut encore voir les meurtrières. Une charpente soutient le toit conique que termine un ensemble de fleurons en plomb. Elle est surnommée la Poivrière car elle possède un toit pointu.

(3) Archère

2) le système de défense de la ville


Sur les tours sont présentes des meurtrières.
Une meurtrière est une ouverture faite dans un mur qui sert à défendre la ville au moyen d'armes de tir.
L'archère(3), simple embrasure verticale, est la plus ancienne des meurtrières. Elle est utilisée pour se défendre au moyen du tir à l'arc et à l'arbalète.
 

On distingue :

- l'archère cruciforme(4), (présente par exemple sur la porte Boisville).
Elle est en forme de croix.
La croix servait de viseur à l'archer en fonction de l'arme utilisée.
(4) Archère cruciforme

5) Archère canonnière

- l'archère canonnière(5) (présente par exemple sur la porte Saint-Roch).

Elle est terminée vers le bas par un rond, ou alors le rond est au milieu. Elle était utilisée pour les arquebuses et petits canons (premières armes à feu). C'est un type transitoire de meurtrière provenant de la transformation d'une archère en canonnière.
Finalement, pendant les temps de guerre (la guerre de Cent Ans, les guerres de Religion), les fortifications furent entretenues avec soin. Mais, sous le règne de Louis XIV, on cessa de veiller à leur bon état (les murs de l'enceinte semblent avoir été réparés pour la dernière fois en 1667).
Ainsi, à partir de l'époque de Louis XIV, les éléments de l'enceinte de Bonneval se sont détériorés et ont disparu en grande partie.
 

Quelles sont les causes de ces disparitions ?

Ces disparitions sont liées à plusieurs facteurs :
- les catastrophes naturelles (XVII-XVIIIème siècles).
Le 21 février 1665 ainsi que le 17 février 1711, deux terribles inondations laissèrent derrière elles de nombreux dégâts et mines.
- Au XVIIIème siècle, Bonneval connait de moins en moins d'agressions et de sièges. Ses fortifications semblent au fil du temps superflues.
- la main de l'Homme :

- Au XIXème siècle, pour faciliter l'accès à la ville, plusieurs des portes de l'enceinte ont été détruites.
- Les hommes ont accaparé des murs d'enceinte pour réaliser des constructions : Ils ont fabriqué des lavoirs publics et privés (vers le pont de la place Allendorf, le pont Billault ).
Ces murs ont servi d'appui pour construire des maisons. En outre, les habitants ont ouvert des portes et des fenêtres dans ces murs. (encore visibles du côté du Mail ou de la rue des fossés Saint- Jacques).

 

Haut de page


  • La ville|
  • Tourisme|
  • Vie économique|
  • Associations|
  • Culture et loisirs|
  • Bonneval pratique|
  • Echangeons|
  • Calendrier

Copyright Ville de Bonneval - 2010